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12 stratégies pour vous protéger d’un collègue pervers narcissique

12 stratégies pour vous protéger d’un collègue pervers narcissique - https://missionamesoeur.fr - Stefano PRATT

12 stratégies pour vous protéger d’un collègue pervers narcissique

12 stratégies pour vous protéger d’un collègue pervers narcissique

Si vous avez la malchance de travailler avec un manipulateur pervers narcissique, et cela est plus courant que vous ne l’imaginez, il vous faudra un arsenal complet de stratégies pour pouvoir vous défendre et continuer votre parcours professionnel de façon positive. Il y a des jours durs qui vous attendent, mais, en utilisant ces 12 conseils, vous pouvez vous en sortir. Cette expérience vous rendra plus fort et cela vous empêchera de tomber à nouveau dans les griffes d’un pervers narcissique.

Comprenez si cette personne est un pervers narcissique

Avant de parler de comment vous protéger d’un pervers narcissique, la première étape est de comprendre si vous avez effectivement affaire à un tel individu. Vous trouverez dans l’article «Comment identifier les manipulateurs au travail ?» 7 caractéristiques présentes chez le pervers narcissique et 7 points illustrant comment son action se traduit au quotidien afin que vous compreniez si vous êtes sous l’emprise d’un manipulateur sur votre lieu de travail.

Évitez le pervers narcissique si possible

Si vous pensez que la personne avec qui vous travaillez est un manipulateur pervers narcissique, fuyez si vous le pouvez. Demandez à être transférer dans un autre département ou encore, changez de poste. Les pervers narcissiques sont des personnes toxiques avec qui il vaut mieux n’entretenir aucune relation.

Le pervers narcissique travaille avec ses propres règles. Il ne tient qu’à lui-même et c’est pour cela que, quand nous travaillons avec un pervers narcissique, nous avons besoin d’avoir bien en tête le fait qu’il ne sera jamais un vrai ami. Il essaie de devenir «ami» avec vous pour voir ce qu’il peut obtenir grâce à vous; dans son esprit, il vous fait des faveurs en attendant que vous fassiez la même chose pour lui.

Si, contrairement à moi, vous n’avez pas la chance de pouvoir vous en aller et que vous devez travailler avec cette personne, que vous devez la côtoyer régulièrement, la meilleure chose à faire est d’apprendre à faire avec.

Voici 12 stratégies pour vous protéger d’un collègue pervers narcissique au quotidien :

1. Ne le critiquez jamais et ne l’attaquez pas directement

Les pervers narcissiques ne supportent pas les critiques. Si vous avez un souci avec un pervers narcissique, il ne faut jamais remettre la faute sur lui et l’attaquer directement car le seul effet que vous obtiendrez sera de leur rendre furieux. La meilleure chose à faire est d’être indirect et de contourner le problème. Dites plutôt comment vous ressentez les choses sur le plan émotionnel au lieu de lui dire qu’il est responsable de cette situation.

2. Ignorez-le

Le pervers narcissique s’attend de plus à ce que vous soyez immédiatement disponible au moment où il souhaite votre attention. J’ai eu un patron qui m’envoyait un texto en me demandant si j’étais sur mon poste, une minute après il m’envoyait un mail et l’instant suivant, il m’appelait sur mon téléphone. Et tout cela pour obtenir la réponse à une question débile et non urgente. Après qu’il ait fait cela plusieurs fois, en se présentant même directement dans mon bureau, j’ai décidé d’entrer dans son jeu psychologique et vous savez ce que j’ai commencé à faire ? J’ai commencé à l’ignorer.

Ignorer un pervers narcissique est un jeu risqué, mais dans ce cas-ci je savais qu’il était si persistant que si je ne répondais pas à une de ses questions, il trouverait quelqu’un d’autre à qui la poser.

Je vous laisse décider ce qui marche le mieux pour vous, mais ce que vous devez savoir c’est que lorsqu’un pervers narcissique veut quelque chose, il le veut maintenant.

3. Utilisez le pouvoir de vos émotions pour mener le jeu

Les pervers narcissiques vivent dans leur propre monde et le résultat de cela est qu’ils n’ont aucune empathie. C’est-à-dire qu’ils ne sont pas capables de reconnaître les émotions des autres personnes. Si vous leur parlez de vos préoccupations, elles n’auront strictement aucun intérêt pour eux et ils penseront de plus qu’elles sont insignifiantes. Si une chose n’a aucun impact sur eux, elle ne les intéresse pas. Ils vous demanderont des choses qui ne sont pas raisonnables et deviendront furieux si vous ne leur donnez pas ce qu’ils veulent. Ça deviendra toujours plus compliqué pour vous d’essayer de gagner leur confiance, qu’il ne vous donneront d’ailleurs jamais. Si vous les impressionnez, cela pourrait devenir dangereux pour vous car cela les rendra jaloux de votre travail et les amenera à penser à comment faire pour vous rabaisser afin de gagner eux-mêmes des points.

Cette troisième stratégie, le fait de mettre en avant vos émotions, vous permet d’exploiter l’incapacité du pervers narcissique à éprouver de l’empathie car il ne pourra pas ignorer vos émotions sans les nier. Il ne peut pas se permettre de répéter le même comportement sans ignorer ce que cela représente pour vous. Par exemple, une de mes collègues avait exprimé ouvertement ses émotions devant le pervers narcissique avec lequel je travaillais à plusieurs occasions et, lorsque celui-ci continuait malgré tout à se comporter de la même façon, elle adoptait deux types de réactions:

  1. Elle pleurait.
  2. Elle appelait les RH.

Ça n’a pas pris très longtemps avant que le pervers narcissique trouve une autre victime car ça ne lui convenait pas de l’embêter.

4. Focalisez-le sur les solutions et non sur les problèmes

Les pervers narcissiques aiment se focaliser sur le problème et l’analyser sans cesse. Plutôt que de tomber dans le piège de voir le verre à moitité vide, influencez le pervers narcissique à voir le verre à moitié plein. Définissez clairement le problème et passez ensuite rapidement à la solution. C’est mieux si vous pouvez présenter plusieurs solutions à la fois. Le pervers narcissique aime être en contrôle et plus vous pouvez fournir d’options, le mieux c’est. Le fait d’offrir différentes options est une façon de lui donner inconsciement l’impression que vous respecter son opinion et de lui donner la sensation qu’il a le contrôle sur la direction de la solution.

5. Flattez son ego

Une autre stratégie est de lui donner l’impression qu’il est un être spécial et unique. Le pervers narcissique aime à la folie le pouvoir, l’attention et l’admiration. Si vous voulez lui faire faire quelque chose, dites-lui à quel point il est génial et regardez-le boire vos paroles et craquer

6. Faites votre chemin

Faites votre travail et ne vous laissez pas distraire par le pervers narcissique. Ne diffusez pas les rumeurs qui circulent et ne prenez pas part non plus aux commérages, ni avec lui ni contre lui. S’il commence à dénigrer un autre de vos collègue, le mieux est de ne pas prêter attention et de retourner tout de suite à votre bureau. N’acceptez pas ses invitations à sortir en dehors du travail ni aucune des faveurs qu’il pourrait vous demander, dites que vous êtes trop occupé. L’idée est de faire votre travail au mieux, de ne créer aucune relation avec lui et de ne lui donner aucune occasion de jouer son jeu.

7. Développez une stratégie de communication claire et n’en déviez pas

Pour pouvoir interagir avec le pervers narcissique, le mieux est d’avoir une stratégie claire et de ne pas le laisser mener la conversation. Faites une liste des points que vous souhaitez aborder avec ce collège (2 ou 3 points maximum). Ensuite, préparez exactement ce que vous allez dire et répétez plusieurs fois avant d’aller lui parler. Ne vous laissez pas entraîner sur d’autres sujets ni distraire par ses flatteries. Si cela arrive, dites simplement que vous avez pris note des éléments qu’il a mentionné et retourner aux points de votre liste.

8. Ne vous laissez pas influencer par ses flatteries

Les pervers narcissiques savent être charmants et séducteurs. Les débuts d’une relation avec un pervers narcissique se passent en général bien : il couvre souvent leurs victimes de compliments pour les amadouer. Puis, viennent les critiques et les dévalorisations. N’acceptez donc pas ses flatteries car en le faisant vous ouvrez la porte à son jeu manipulateur.

9. Récoltez des traces écrites

Dans l’interview que j’ai faite avec Anne-Catherine Sabas, psychothérapeute et auteure d’ouvrages sur les manipulateurs et sur la souffrance au travail, celle-ci évoquait différentes façons que vous pouvez mettre en place pour vous protéger d’un pervers narcissique. Une des façons qu’elle a mentionné est de faire en sorte d’avoir des traces écrites de vos échanges avec le pervers narcissiques afin qu’il ne puisse pas ensuite déformer ses propos ou les vôtres à sa guise pour vous confondre et vous déstabiliser. De plus, lorsque vous devez parler avec lui, essayez de le faire devant un ou plusieurs témoins.

10. Parlez-en aux RH / Portez plainte

Aller voir Les RH. Ils ne vont probablement rien faire, mais ils ne pourront plus ignorer ces signalisations lorsqu’elles deviendront récurrentes et, s’il s’agit d’un manipulateur, plusieurs autres personnes seront dans la même situation que vous. L’important est donc de ne pas protéger le manipulateur avec l’omerta. N’hésitez pas à porter plainte contre cette personne.

11. Entourez-vous de personnes positives

Une des stratégies du pervers narcissique est d’isoler ses victimes afin d’avoir une plus grande emprise sur elles. Vous vous sentez probablement sans aucune énergie, épuisé et vous avez envie de vous isoler, de vous protéger. Mais vous devez faire l’effort de vous entourer de personnes positives et qui n’appartiennent pas au même milieu pour recharger vos batteries. Si le manipulateur est entré dans vos cercles sociaux, faites ce que vous pouvez pour vous en débarrasser. Et si ce n’est pas possible, changez de cercle sociale et faites de nouvelles connaissances.

12. Développez votre leadership

Comme je le disais dans l’article « Comment faire naître ou renaître l’engagement au travail ? Le leadership transformationnel », je pense que développer votre leadership peut vous aider à distinguer les comportements manipulateurs des comportements honnêtes et légitimes. De plus, cela vous permettra également de construire une nouvelle facette de votre personnalité moins susceptible d’être manipulée. En effet, le pervers narcissique choisit ses victimes en fonction de leurs faiblesses et de la relation qu’il arrive à nouer avec elles. Si vous construisez de nouvelles habiletés de leader et que vous n’entretenez aucune relation avec lui, il lui sera beaucoup plus difficile de vous atteindre. Cela vous ouvre de plus l’opportunité de monter au sein de l’entreprise, de vous voir offrir un poste dans un autre département, etc. Enfin, en acquérant de telles compétences, vous devenez toujours plus précieux pour votre employeur qui sera ainsi plus à même de vous protéger et de vouloir vous garder lorsqu’il constatera le jeu du pervers narcissique.

Connaissez-vous d’autres stratégies pour se protéger d’un collègue pervers narcissique ? Si oui, partagez-les dans les commentaires ci-dessous pour aider d’autres personnes.



31 Commentaires sur “12 stratégies pour vous protéger d’un collègue pervers narcissique

  1. Merah

    Bonjour,

    J’ai une jeune collègue, qui est beaucoup plus jeune que moi une quinzaine d’années, elle me pourrit la vie, elle s’accapare de tout et manipule notre responsable, sans être confirme à un poste supérieur, elle est au meme grade que moi, mais donne des ordres.

    Elle me parraissait gentille est angélique, mais elle devient féroce, et joue avec moi, comment faire car est fait la pluie et le beau temps, et je ne veux pas lui donner satisfaction, car elle joue à la provocation. Merci

  2. Coline

    Bonjour,
    J’ai moi même aussi été dévalorisée. J’ai une chef au dessus de moi, mon ancienne collègue entrée après moi, qui fait tampon entre moi et le PN. Je suis sure que c’est un PN car j’ai fait le test que vous proposez sur ce site.
    Je devrais me sentir mieux mais c’est pas si simple. Après une absence de 3 sem. en février, je ne suis pas remise, je choppe les virus qui traine et je suis à plat.
    Dans l’histoire, même si on s’arrête pour se soigner, on est toujours le dindon de la farce puisque mes absences font baisser mon salaire.
    Je vais donc suivre les conseils que je viens de lire de Martine. Trouver tous les motifs pour m’absenter du boulot. J’ai déjà constaté que le faite de ne plus manger avec le service me faisait un bien fou. J’ai pas trop le choix, je mange seule avec mon portable mais au moins j’ai retrouver un peu de liberté de vivre, pensé, choisir.
    Je vais donc dès ma reprise chercher les stages que je pourrais faire. Ca me sortira de mon bureau que j’occupe depuis 18 ans.
    Je reviendrais vers vous pour vous dire comment ça va. merci encore pour tout vos conseils et votre soutiens.

    • Stefano

      Merci Coline

    • patrice

      fuir et s’isoler n’est pas la meilleurs solution! proposer plusieurs solutions aux problèmes si c’est un chef , ça fonctionne! changer de groupe pendant les pauses est bon aussi meme si la personne va voir les gens que vous cottoyer pour vous évincer mais devenir leader du groupe n’est pas important ! c’est usant et continuel surtout quand vous les reconnaissait pas , des cons ou des salops qui cherchent à monter il y en a beaucoup ! menteur et mytho(car ils sont dans leur monde) manipulateur et sadique (psycho et physique) provocateur et hyper rancunier quand vous le remettez en place sur ses erreurs (surtout en publique) ! pour moi se sont des gens abjectes et dangereux (pour nous comme pour eux d’ailleurs ) ! les faibles et les naifs sont leurs premieres cibles(la majorité les suivent et prennent des risques à leur place de peur de subir ou d’etre exclus du groupe) , ignorer ou flatter n’est pas une solution , restez stoique , écoutez sans trop donner d’attention pour les discussions , dérivez les discussions médisantes et insultantes sur vos autres collègues ou entourage professionnel en changeant vos discussions , prenez ses gens comme tout le monde ni plus ni moins , isolez les pendant leurs crises hittleriennes (ils se calment quand ils n’ont plus d’interlocuteurs) ! cette maladie mentale est plus que destructive et c’est vrai qu’ils prennent ça comme un jeux ou un passe temps de tous les jours surtout pour ceux frustrés physiquement ( chauves petits seins obeses ex ceux qui leur paraisse mieux ou superieur sont les secondes cibles quand ils se sentent au centre du groupe) ! ils devraient etre obligé d’etre suivi par des psychologues ou des sexologues car malades avant tout et ce n’est pas aux autres de s’integrer ,de subir ou de prendre des risques et de les envoyer sur d’autres n’est pas une solution!

  3. Francis

    Bonjour à tous et merci pour cet article et tous vos commentaires
    je regrette de tout ce temps que j’ai pris pour comprendre que je n’étais surement pas seul au monde à subir ce phénomène de PN. j’ai trop pris du temps pour lutter contre les attitudes perverses d’un jeune collègue Narcissique, j »avais déjà passé 6 ans et j’occupais un poste de responsable intérimaire quand il a été embauché, il m a séduit par sa volonté d ‘apprendre et moi en tant que responsable interimaire en quete de resultats et de confirmation, j avais ressenti la belle dynamique d’une bonne ressource motivée; en fait c etait le début de ma chute, ma vie est devenu un enfers, un nouveau avait pourri ma vie et mon entourage au point où mon N+1 s ‘est opposé à ma décision de confirmation par le Comité Directeur après que le PN ait réussi à briser le relationnel professionel qui a poussé ce même N+1 à me proposer comme chef de département. Je me suis retrouvé retrogradé à 2 grades en dessous le poste restant vaccant.
    J’ai pris des avis, je me suis remis en question, je me suis isolé de la pseudo équipe afin de me focaliser sur mes nouveau objectifs personnels, et comble de bonheur, j’ ai fini meilleur performer de lannée 2017. Cette attutude m’a value une promotion en grade mais aussi, que l’on me propose à nouveau au poste resté toujours vaccant.
    Ma chute l’a motivé à changer de victime et de s’attaquer ce début d’année à mon N+1( son nouvel ami et boss), toute chose qui a attiré l’attention de ce dernier.
    Je voudrais savoir commer gerer ce collègue une fois que je suis confirmer. je ne voudrais surtout pas le faire virer du fait que je sois désormais son superieur hierarchique car il a un talent dans la fonction de mon departement
    Merci pour vos conseils

    • Stefano

      Mettre en place des limites saines et apprendre à lui dire « no » si nécessaire – apprendre à vous remettre en question par rapport à vos valeurs uniquement et pas par rapport aux jugements d’autrui

  4. Martine

    Bonjour Coline,
    Vous ne donnez pas assez d’éléments pour savoir si vous subissez des PN. Il n’est pas facile de décrire les situations à l’oral, alors à l’écrit !!!!
    Vous décrivez une situation assez banale dans la fonction publique. Vous subissez l’effet « panier de crabe » où l’on écrase les autres pour obtenir de l’avancement.
    Il faut savoir que c’est dans la fonction publique que l’on trouve le plus de perversion hiérarchique à cause justement du statut particulier et de la promesse de l’emploi à vie, de la difficulté de sanctionner les déviants car le licenciement est pratiquement impossible et des bas salaires qui ne peuvent être comblés que par l’avancement en grade.
    A première vue je ne pense pas que vous ayez affaire à des PN mais plutôt à des « carriéristes » sans scrupules. « l’emploi à vie » vous emprisonne dans votre job. En effet vous ne pouvez prendre le risque de quitter votre emploi car vous n’avez pas la protection sociale du privé, vous n’avez pas droit à la rupture conventionnelle dons pas d’allocation chômage. Vous n’avez psychologiquement pas la force de remettre en question votre statut car au fond de vous la première manipulation a été de vous faire croire qu’il n’y a rien de mieux au plan sécurité qu’un statut de fonctionnaire, qu’il est dommage de perdre le bénéfice d’un concours et que vous irez « tranquillement » jusqu’à la retraite. La réalité est tout autre : parce que vous êtes fonctionnaire vous n’avez pas droit à la parole, pas le droit de vous défendre devant les prud’hommes, pas le droit de faire reconnaître vos efforts et vos compétences, pas le droit au panel très large de l’offre de formation ou de reconversion qu’ont les personnes du privé ou les chômeurs, pas le droit aux allocations chômage qui permettent de souffler et de construire un autre projet professionnel, pas le droit aux aides accordées aux chômeurs en cas de création d’entreprise. Si vous quittez votre job, vous êtes à zéro euro et sans aide aucune d’accompagnement.
    C’est tout cela qui rend le système pervers, ce ne sont pas toujours les gens qui sont pervers mais plutôt le système de la fonction publique en général et surtout pour les personnes de catégorie C.
    Donc ce sont les « petits malins » qui s’en sortent en broutant la laine sur le dos des autres. Ils s’entraident parfois entre eux pour mieux monter en haut du panier de crabes. Il est rare ou pratiquement impossible que deux pervers narcissiques puissent s’allier, en général un PN est seul et il construit des complicités dans son environnement.
    Vous auriez du mal à faire comprendre votre souffrance à votre hiérarchie car en général et excusez-moi d’être aussi crue « ils s’en foutent ». Ils ont des raisons de s’en moquer, D’une part eux-mêmes ont été des « écraseurs » dans le panier de crabes car sinon ils n’auraient pas obtenu le poste qu’ils ont aujourd’hui et en plus, même s’ils sont compatissants avec votre souffrance, ils n’ont aucun moyens d’y remédier puisque les sanctions sont pratiquement inexistantes ou jamais appliquées dans la fonction publique. Donc n’ayant aucun moyen de pression, ils ne vont pas risquer pour vous le confort de leur train train quotidien.
    C’est pour toutes ces raisons que l’on entend souvent les conjoints dire « ok tu souffres dans ton job, mais tu n’as qu’à rien faire et attendre ton salaire à la fin du mois, tu risques même pas de te faire lourder ». Moi j’ai entendu ce genre de discours chez des amies en fonction publique qui essayaient de se faire aider par leur mari. Mais voilà, le conjoint ne comprend pas la souffrance énorme qu’il y a à travailler dans ce genre d’environnement et les effets désastreux sur la santé mentale, l’estime de soi. Il y a beaucoup d’arrêts pour dépression dans la fonction publique. Le fonctionnaire « à bout » moralement trouvera en plus souvent beaucoup d’incompréhension dans son entourage, dans le milieu médical et aura bien du mal à se faire soigner. Il passera souvent pour une personne qui ne sait pas reconnaître sa chance et qui a envie de profiter du système pour buller à la maison.
    Donc ce que vous devez faire, Coline, c’est déjà de ne pas en faire « plus ». Pour vous essaierez de faire reconnaître votre bonne volonté, de travailler plus, d’être bienveillante, plus vous ferez office à leurs yeux « de bon mouton à tondre ». Donc faite votre job et surtout pas plus. Si vous êtes fatiguée, allez voir votre médecin et arrêtez vous tant que vous en aurez besoin. Profitez de ce temps pour voir un psychologue, une bonne cure de parole à l’extérieur vous fera du bien. Renseignez vous pour savoir s’il vous pourriez faire un « bilan de compétence » pour vous projeter si possible sur un nouveau projet professionnel, même si ça n’abouti pas au moins ça vous fera prendre l’air. Surtout essayez de vous positionner sur toutes les formations internes possibles, même si elles ne servent à rien et n’ont rien à voir avec ce que vous faites tous les jours, encore de l’air pris ! Faites parti d’un syndicat, non pas pour raconter vos malheurs, car de la même façon que votre hiérarchie ou votre ministère, ils s’en moquent éperdument, mais pour quitter votre poste le plus souvent possible avec de bonnes raisons, comme assister le plus possible à toutes les réunions syndicales, faites grève dès qu’il y en a une et si possible essayez d’avoir un mandat syndical. Le mandat syndical est le nec plus ultra pour avoir de l’autorité sur les collègues, la hiérarchie et être le moins souvent en poste pour ne plus les subir.
    Surtout ne vous justifiez pas, ne vous expliquez pas et faites votre bonhomme de chemin en étant le moins souvent possible au bureau. Je vous assure que si vous y arrivez, vous verrez à quel point tout le monde se mettra à vous respecter.
    Bon courage.

  5. Coline

    Bonsoir à tous,
    je viens de lire les l’articles et tous les commentaires. Quoi dire ? j’ai découvert cet article en tapant un truc con sur google « comment se protéger de son chef  » – je sais même plu ce que j’ai tapé ; et je découvre qu’il est PN.
    je ne savais pas ce que c’était avant de lire l’article. Il est arrivé dans le service il y a 4 ans. Je travaillais avec une collègue arrivée depuis un an et demi environ – que je connaissais mal mais qui me renvoyait un drôle de message – que des gentilles paroles mais pas très honnêtes au fond…
    Il est arrivée, la retournée contre moi, à coup de je l’attends pour manger et je fais des messes basses. Il l’a manipulé, elle c’est laissé faire, non elle est entrée dans son jeu. Au final elle est chef, je suis rien alors qu’avant son arrivée je faisais son boulot. Et je vais bientôt me retrouver avec elle comme chef.
    Au final j’ai peur d’avoir affaire à deux PN. Est-ce possible que deux PN se soutenant s’entraide pour avancer ? c’est possible après lecture de vos commentaires. Ils sont pareils .
    J’ ai eu un problème avec mon directeur vendredi dernier, ça m’a complètement mis KO psychologiquement.
    J’ai demandé un avis à mon chef et à son supérieur parce que j’avais besoin d’un avis rapidement – j’étais en plein stress. Au final c’est moi qui trinque, car il a peur pour ces fesses. Mais c’était même pas contre lui.
    Je n’ai pas de possibilité de changer de service, je dois tenir tant que je ne trouve pas un autre poste. Au début j’ai résister, ça me faisait chier après les 11 ans passé dans le service de partir, mais là je me retrouver rabaisser, je ne suis plus rien dans le service. J’ai presque 30 ans dans cette administration. A 48 ans ça fait mal.
    Je dois tenir mais comment.
    Ma future nouvelle chef, comment je peux savoir ce qu’elle est vraiment ?
    C’est bien de dire qu’il faut leur amener les solutions au travail, mais ça veut dire travailler deux fois plus qu’eux. On s’épuise à ce rythme là, tout ça pour la tranquillité.
    Est-ce qu’on peut leur dire de temps en temps – je ne sais pas – Je suis pas chef sans craindre leur réaction ?
    Pensez vous si je me plis et que je dis ok pour être sous la direction de cette collègue, je vivrais mieux, ne serait-elle pas une personne manipulé ?
    Avant qu’il arrive, elle se montrait déjà en faisant le tour des services et en faisant de la lèche avec la DRH de l’époque – Est-ce un signe de NP – oui je crois que j’ai affaire à deux NP. Quand pensez vous ?
    je suis pas là seule à en souffrir, mais je suis la seule à être en ligne direct. Et comme je suis le souffre douleur, les autres vivent bien.

  6. SCHAEFER Pierre

    J’entretenais de bonnes relations avec une collègue beaucoup plus jeune que moi, que je connais depuis 15 ans, et qui collabore avec moi pour certaines tâches ; comme moi, elle est bilingue français/allemand. Nous avions des contacts cordiaux, voire chaleureux. Vint un nouveau collègue, pas du tout ni germanophone ni germanophile, mais beau parleur (en français), et qui a réussi à la « retourner » en l’espace de 2 mois. Ma collègue est ce qu’on peut appeler une « belle personne », compétente dans son métier, artiste en dehors, soucieuse du bien d’autrui, notamment de ses collègues, altruiste. L’autre jour, j’ai voulu lui offrir quelques chocolats achetés sur le Marché de Noël de mon village (en Alsace) ; elle m’a signifié qu’elle ne voulait pas être redevable et n’entendait entretenir avec moi que des rapports strictement professionnels ; une fois par semaine, le collègue – qui nage comme un escargot, l’accompagne à piscine (elle nage très bien). Je souffre deux fois de cette situation : 1) quelque chose a été altéré, voire brisé, dans notre relation – tout à fait honorable ; c’est déjà grave en soi, 2) je crains qu’elle ne tombe de haut dans quelques mois et que nous devions la « ramasser à la petite cuillère », sans parler de conséquences collatérales possibles : le collègue MANIPULATEUR est marié depuis….juillet 2017. J’ai engagé récemment ma collègue à persister dans le perfectionnement de la langue allemande, mais ai le sentiment ….d’avoir parlé hébreu. Il faut que je la sorte de cette tenaille, mais étant moi-même depuis 3 mois sur 2 autres fronts, je commence à déprimer sérieusement ; je vais consulter très bientôt une psychologue : bien qu’étant « blindé » par la vie, il faut que j’ajoute une couche supplémentaire, longtemps à l’avance avant de craquer. A SUIVRE. Mais si quelqu’un a quelques suggestions, elles seront bienvenues ! 🙂

    • martine

      Bonjour, vous ne donnez pas assez d’éléments pour savoir effectivement si vous êtes témoin d’une tentative de séduction/manipulation envers votre collègue féminine. Quelle est votre peur ? Perdre la complicité professionnelle avec cette personne ou peur de la voir se fourvoyer avec quelqu’un qui lui fera du mal ?
      Je vous conseille de prendre de la distance avec cette personne. Elle a le droit de faire ses choix. Vous devez accepter de n’avoir que des relations purement professionnelles avec elle. Vous ne devez pas vous mêler ni juger les relations qu’elle a avec son nouveau collègue.
      Accepter d’être uniquement un collègue pour elle et dites lui que vous respectez sa demande de distance.
      Faites lui savoir que votre porte est toujours ouverte pour toute question professionnelle.
      Ne lui proposez plus rien, restez dans l’attente bienveillante.
      Recherchez de nouvelles relations, entourez-vous de personnes avec qui vous partagerez des activités.
      Si vous ne prenez pas de la distance dans l’acceptation vous allez la braquer et la perdre définitivement.
      Ceci ne vous empêche pas d’être vigilent et de voir comment va évoluer sa relation avec ce nouveau collègue sans vous en mêler, en acceptant. Elle a peut-être besoin de vivre une expérience négative pour sa propre évolution. Vous savez les enfants qui tombent afin d’apprendre à se relever, on les regarde avec bienveillance sans se précipiter pour les empêcher de tomber ! Ou alors elle a vraiment une complicité avec cette personne !
      N’acceptez pas que l’un ou l’autre vous manquent de respect mais acceptez leur liberté tant qu’il n’y a pas de conséquences sur le plan professionnel.
      Je sais que c’est un peu dur ce que je vous dis.
      Donc acceptez, ne jugez pas, passez à autre chose dans l’attente, notez ce qui vous parait relever d’une manipulation narcissique, soyez présent mais que professionnellement sans aller vers elle, pardonnez-lui sa froideur et essayer de paraître le plus possible indifférent.
      S’il s’agit d’un manipulateur, la vérité éclatera et elle reviendra vers vous comme un enfant en pleurant en tenant son genoux écorché.
      Vous ne pourriez rien faire tant que le manipulateur ne se révèle pas.
      Il faut surtout que vous vous occupiez de vous. Bichonnez vous, dites-vous que cette journée et le premier jour de votre nouvelle vie et qu’il y a plein de personnes intéressantes au coin de chaque rue. Bon courage

      • SCHAEFER Pierre

        Merci infiniment pour votre longue réponse, Martine ! J’adhère à vos propositions à 90% (allez : 95% !) que j’applique de toutes façons déjà à 75% ! Depuis quelques jours j’ai un autre gros souci qui est passé derrière moi, du coup j’ai récupéré un « moral d’avion de chasse » ! J’apporte quand même un bémol à votre métaphore (mignonne au demeurant) de « l’enfant qui revient en pleurant en tenant son genou écorché » : ma collègue a 40 ans, n’a pas pu encore fonder de famille, ce qui constitue un facteur de vulnérabilité et l’expose davantage aux aléas du Destin (je pense). Un genou écorché se guérit, ma foi, en 4 ou 5 jours. Selon Socrate, les « blessures de l’âme mettent énormément de temps à se cicatriser, bien plus que celles du cœur », qui lui-même prend beaucoup plus de temps que le genou ! Je suis connu par mon entourage pour être doté d’une intuition d’un haut degré, mes proches m’attribuent – à tort ou à raison, un « flair de limier » (sic !) ; hé bien, cette affaire ne me plait pas du tout. Cependant, j’ai décidé de suivre vos conseils et ceux du philosophe Spinoza : lâcher prise et préserver ma puissance physique et spirituelle. Vigilant, je le suis par nature ; je ne peux en revanche être indifférent, le paraître à la rigueur, mais tout en restant tout de même bienveillant, parce que c’est – et qu’elle demeure, une « belle » personne. Merci encore pour votre aide et conseils précieux, Martine, et Joyeuses Fêtes. Bien cordialement. PS

        • martine

          Bonjour Pierre,
          Je vous souhaite une excellente année 2018. Pensons tous ensemble à cultiver la bienveillance sans naïveté, la compassion, le non jugement, l’amour inconditionnel, le lâcher prise. Essayons de ne plus vouloir rechercher à avoir toujours raison (j’ai beaucoup de mal en ce qui me concerne et je travaille ceci en méditation). Tournons le dos aux personnes toxiques mais avec le sourire. Essayons tous les jours de trouver un sujet de gratitude et réjouissons nous pour cet événement si petit soit-il. Bref attirons de la magie dans nos vie ! N’oublions pas que toutes les souffrances sont des pensées et à part le genoux écorché il nous appartient de dompter nos pensées. Cordialement

  7. GG

    Merci bcp Martine ,

    Vos commentaires sont très instructifs et riches d’expériences . J’imagine parfaitement votre vécu , je pense que beaucoup n’aurait pas survécu à ca, moi y compris …. je travaille actuellement avec un PN. Et j’essaie de m’armer le plus possible , je vous avouerais que je suis horrifiée pour le moment mais je vais devoir continuer à me préparer encore car au début qd on démasque le PN , c’est comme si c’est déjà trop tard, le mien ça fait déjà un an que je travaille avec lui et seulement maintenant que je vois clairement son jeu. Je me doutais des choses des le départ mais on a besoin de temps pour voir clair .
    Existe t il des groupes de travail en association pour les victimes de PN?
    Je serais intéressé de partager de vive voix

    • martine

      Bonjour, je ne sais pas s’il existe des groupes de travail mais ce serait utile et votre question me donne l’envie d’en créer un dans mon sud ouest. Je vais donc creuser cette idée et je vous remercie de me l’avoir souffler. Je voulais également vous informer que pour sortir « vivante » de cette situation j’ai dû travailler énormément mon « estime de moi » bien entamée par ce que je vivais. Effectivement la manipulation devient très vite un lavage de cerveau où l’on fini par perdre ses repères. Par exemple un matin je me suis levée en me questionnant : « pourquoi penses-tu que le PN est plus légitime sur son poste que toi sur le tien ? ». ça peut paraître dément mais je me suis rendu compte que toutes les agressions du PN m’avaient positionnée inconsciemment dans cette état d’esprit non objectif. Donc j’ai dû me parler à la troisième personne et me dire et me répéter « Martine tu es aussi légitime que cette tarée dans la boîte ». Juste pour donner un exemple mais il y en aurait bien d’autres ou l’on voit que l’on perd la boule petit à petit. Contrer un PN en douceur (évitement, flatterie, etc…) demande Enormément d’énergie et ne fait que reculer l’échéance de la destruction souhaitée par le PN donc je suis pour lui entrer dans le lard vertement. C’est dur, risqué, faudra assumer des inconvénients mais avec un travail de rédaction des agressions, de conservation de preuves si possible, de communication même à ceux qui ne veulent pas entendre, et surtout un gros travail sur l’estime de soi on en ressort plus fort. Cordialement et bon courage

      • GG

        Je vous remercie également . Je vais donc aussi penser à préserver mon « estime de soi ».
        Il est vrai que chaque jour il y a un sujet désagréable à entendre mais qui passe sous l’humour déguisé .
        Je suis en même temps impressionnée par la capacité d’influence du PN. J’en suis sûre que certaine victime tombe amoureuse de leur PN.
        La haine est l’opposé de l’amour, et la victime n’a que cest deux options avec le PN.

        J’espère que votre idée sur les groupes de travail sera un vrai projet

        Bien cordialement

        • Stefano

          Si vous le souhaitez vous allez trouver d’autres stratégies dans cet article: http://www.manipulateurs-au-travail.fr/pervers-narcissique-furieux

        • martine

          Effectivement les PN sont des personnes très souvent perçues comme charismatiques en début de relation et elles ont une volonté de vous plaire. Vous charmer est la première manipulation du PN. Certains restent très longtemps sous l’emprise ce qui nous donne en milieu non professionnel les personnes battues ou harcelées moralement qui vivent tjrs avec leur bourreau, adoptant ainsi un rôle de « sauveur » alors qu’il n’y a rien à sauver. Certaines en meurent, une personne tous les deux jours environ.

          • GG

            Je suis attristée de voir cette réalité . La prise de conscience nous ouvre le chemin pour avancer mais elle nous affecte à la fois. Courage courage

  8. martine

    Moi je suis ok avec le cassage de gueule mais pas physiquement seulement verbalement. La flatterie, éviter de l’énerver ne font que de lui permettre de continuer de jouer au chat et à la souris avec sa victime. Il y aura des périodes de calme salutaires puis des retours en force de ses attaques. De plus lorsque le pervers est calme envers vous généralement il continue d’attaquer en douce, profitant du calme apparent pour mieux répandre de fausses rumeurs à votre sujet, monter les autres contre vous ou saboter votre travail en douce. Si la technique d’évitement est positive, il vous lâche et trouve une autre cible. Vous avez utiliser ses armes et vous même vous entrer dans une stratégie de manipulation dont vous ne pourriez être fier sachant la souffrance de la nouvelle victime. Le mécanisme de la manipulation est justement d’affecter tout l’environnement et de rendre les autres pervers envers une cible et notamment par ricochet. Un jeu de ping pong malsain. J’ai été la cible d’une manipulatrice. Je m’en suis sortie avec quelques plumes en moins mais j’ai gagné le combat puisque la manipulatrice est ko aujourd’hui. En effet les pervers gagnent en général tout le temps et les rares fois où ils sont confrontés à une forte opposition ils tombent malades gravement. C’est ce qui est arrivé. Je conseille de s’informer sur les mécanismes de la manipulation afin de repérer très rapidement un comportement déviant. Puis de noter toutes les agressions et micro agressions que vous subissez sachant que ce sont surtout les micros agressions journalières qui vous épuiserons et minerons votre moral. Dès que vous serez certain de la nature de vos rapports avec le pervers vous ne laissez rien passer, vous tapez du point sur la table, vous l’insultez, vous le poussez dans ses extrêmes. Une des tactiques du manipulateur est de vous faire passer pour un hystérique afin de dire : « vous voyez c’est pas moi le dingue, c’est bien lui ». Donc plus tôt c’est fait, plus tôt il sentira une résistance dangereuse pour lui. Bien entendu ce sera très dur pour vous. Moi j’ai reçu deux avertissements de ma hiérarchie qui soutenait le pervers. En plus de noter tout, parler de tous les agissements du pervers autour de vous, la famille, les amis, votre toubib, les syndicats, les RH, le procureur de la république, les collègues (en général tous complices du manipulateur par effet mécanique). Vous passerez pour un emmerdeur mais vous ne serez plus une victime même si peu de gens iront de votre coté. De toute façon si vous laissez faire vous perdrez votre job ou votre santé, alors comme à la guerre mieux vaut se battre, la santé morale pour le même résultat au final c’est mieux. De plus on parle de plus en plus dans les médias de ce phénomène, vous aurez de plus en plus de chance d’être cru aujourd’hui contrairement à moi en 2011 où on commençait à peine à découvrir cette réalité. Dernier conseil, ne culpabiliser surtout pas, ce n’est pas parce que vous avez une faiblesse que vous êtes une cible, bien au contraire, ces psychopathes s’attaquent à ceux qui leur font de l’ombre ou par jalousie. Ne vous remettez pas en question, si vous faites bien votre job, exigez que l’on vous accepte tel que vous êtes même si vous devez vous faire traiter de malpolie.

  9. G

    Merci stefano

  10. auto defense

    organiser un cassage de gueule et leur faire savoir d’où ça vient ce sont de grands lâches t pleutres. Quant aux conseils de fuite cela suffit de leur laisser la place libre de faire d’autres victimes.

    • nora

      trop violent comme conseil !

      • GG

        Merci pour ton avis nora

        Mais je pense que le cassage de gueule c’est impossible quand on est dans la fonction publique. C’est de la volonté du commandant de bord , qui détient l’autorité hiérarchique ainsi qu’une protection statutaire dans sa carrière .
        Il y a des chefs ou cheffes qui n’ont en rien à foutre juste parce qu’ils sont lâches et sans couilles.
        Par contre, Le cassage de gueule ce ne peut se passer que dans la rue … et ca …. c’est pas bon .

        • martine

          C’est bien pour cela que nous trouvons les pires exemples de perversion dans la fonction publique à cause du statut, du « ce sera dommage de perdre ma sécurité de l’emploi, après tout j’ai réussi un concours, etc… » Vous aussi vous êtes protégé par votre statut ! Vous risquez de perdre le principal : votre santé, votre qualité de vie personnelle et professionnelle. Moi je vous conseille de lui entrer dans le lard, sachant que le fait même de son existence est une promesse de malheur pour vous. Autant perdre vos plumes la tête haute. En plus je pense sincèrement que c’est votre seule chance de salut. Voir mon post plus haut.

    • Stefano

      Pas du tout d’accord avec vous monsieur ou madame « auto defense »

    • SCHAEFER

      Le « cassage de gueule » est une voie contestable sur le plan pénal : en l’absence de légitime défense avérée, c’est un délit, entrainant sanction, laquelle est proportionnelle aux dégâts physiques causés. Je ne pense pas que ce soit la solution adéquate.

  11. Carine

    l humour et la répartie

    • Stefano

      Merci, cela marche très bien pour expérience.
      S’il s’ agit de votre chef vous avez également besoin d’une stratégie de valorisation de votre travail auprès d’autres personnes qui prennent les décisions dans votre entreprise.

  12. NASSEH

    Bonjour, effectivement, je travaille avec une pervers narcissique, elle parle à peine en français, elle connais 3 mots et j ai compris son jeu, j’ai compris certains choses mais mon poste est totalement fragile, on ai femmes de chambres donc,une fois elle a mis un seau avec les produits d’ entretien, et elle M a dis que je l avais oublié, c’est là où ça m a confirmé qu elle été Pn,avant c été des ordre,critique manipulation…. Pas réussi, je suis très intelligente et j ai beaucoup de caractère et très forte mais je suis sensible à une choses c est qu elle fait disparaître un objet de valeur à des clients et dire que c’est moi,en plus elle supporte pas la pression de nouveau patrons donc elle me jete la pierre et elle demande de partir, je me demande s il faut pas aller porter plainte pour me protéger, une amie M a conseiller hier de faire partie de syndic même si il en a pas dans notre restaurant hôtel, elle viens de la Russie moi du Maroc, elle m’ auras pas,elle a un diplôme de femmes de ménage et moi un Cap de modéliste et un Cap de cuisinière et je fait de la peinture et elle me trouve bien faite et elle se trouve grosse, ça a commencé comme, de mon côté je la trouve très belle femme à 50 ans elle est mariée à un homme qui l à fait voyager elle touche à rien chez elle, il obligé à travailler contrairement à moi je suis seule avec mon enfant, elle sais faire que du ménage… Si l auteur peux me donner une entre parenthèses à relire, merci

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